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Contribuer à l’inscription du documentaire dans la perspective du cinéma, quelqu’en soit le vecteur de communication, est le projet de Traverses et de ses contributeurs. C’est à dire asseoir le statut de ce genre qui souffre des assimilations avec le travail de presse dont la logique est essentielle mais différente ou avec l'industrie télévisuelle de programmes trop encline à le considérer, audience oblige, comme une des modalités du divertissement. La démarche de la revue n’est donc pas sans intégrer une dimension militante au profit de ce genre cinématographique.

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Réfléchir sur le regard, impose une réflexion sur la forme et la revue s’engage dans cette perspective.

  

Nous espérons que ces écrits, dont certains sont de l’ordre de la recherche, contribueront à considérer le documentaire tel qu’il s’est construit et tel que nous l’espérons dans ses mises en œuvre : lire la réalité malgré l’apparence, assumer un rapport créatif au monde, induire du doute devant les faits, renverser les termes, en un mot introduire le poétique comme regard complexe sur le réel.

A.M.

Des cris de liberté

 

Revenir à l’essence politique du documentaire, ce qui anime emblématiquement le premier numéro de la revue Traverses, invite à traverser des propositions qui refusent et dépassent les frontières du genre. La complexité d’un genre qui serait « mal défini » ne doit en effet pas être perçue comme le principe de sa remise en cause mais à l’inverse comme celui de sa réinvention permanente. Car le documentaire est avant tout un déplacement, un mouvement vers le monde toujours à recommencer. En cela il est aussi un champ d’exercice. « Le documentaire est un cinéma de la surprise, du doute, de la remise en question, de la fissure, de l’irrégularité, de la tentative, de l’imprévu », lit-on dans Faire de la place au hors-champ. Il nous faut accepter que les règles se détournent, que les systèmes se fissurent.

SOMMAIRE

Le documentaire animé

et l'image réparatrice

par François-Xavier Destors

Les femmes crèvent l'écran

par Gaëlle Rilliard 

« Avoir la sensation du monde »

Entretien avec Corinne Bopp

par Gaëlle Rilliard 

Harun Farocki :

Vidéosurveiller et punir

par Joshua de Paiva

« Un autre regard sur le jeu est possible »

Entretien avec Florent Maurin

par François-Xavier Destors

DÉTOURS

les rubriques de Film-documentaire.fr

El Agente Topo, de Maite Alberdi 

 

L’édition 2021 du FIPADOC s’est tenue en deux temps. Après une mise en ligne réussie du festival en janvier, les films de la sélection ont été projetés en salle à Biarritz entre le 12 et le 17 juin 2021.
Cette année, impossible de ne pas remarquer le film El Agente Topo, documentaire de la cinéaste chilienne Maite Alberdi, l’un des films qui a marqué les plus grands festivals de l’année 2020 comme Sundance, IDFA ou encore les Oscars.

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Mathias Duplessy

« Le documentaire me relie au monde »​

Musicien autodidacte et multi-instrumentiste, Mathias Duplessy compose pour le documentaire depuis plus de 25 ans, notamment auprès de Daniel Serre, de Cécile Allegra ou de Jean-Paul Mari. En partenariat avec la Sacem, rencontre avec le récent lauréat du Prix de l’Union des Compositeurs de Musiques de films pour le documentaire On nous appelait Beurettes de Bouchera Azzouz.

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Anne GEORGET et Christine CAMDESSUS

« Inscrire le FIPADOC dans la chaîne de valeur du documentaire »

 

À quelques semaines de la première édition du FIPADOC, nouveau festival qui succède au FIPA, mais consacré à part entière aux documentaires, sa présidente Anne Georget et sa déléguée générale, Christine Camdessus ont accordé en avant-première un entretien à Film-documentaire.fr. La sélection du FIPADOC sera annoncée lors de la seconde semaine de janvier.

À propos du livre André S. Labarthe,

regard secret de Pierre-Emmanuel Parais
par Estelle Fredet

 

2021 commémore le quatre-vingt-dixième anniversaire de la naissance d’André S. Labarthe (disparu en 2018). À cette occasion nous donnons un regain d’éclairage au court ouvrage que Pierre-Emmanuel Parais a consacré au cinéaste (André S. Labarthe, regard secret, 160 p, © 2020). Ce livre très intéressant à bien des égards et d’une belle plume propose un parcours singulier dans l’œuvre de Labarthe.
Nous avons suggéré à la réalisatrice Estelle Fredet, auteure d’un remarqué Il était une fois André S. Labarthe (2009), de le lire et de nous en parler. En retour, elle nous livre dans un essai son parcours personnel dans cet ouvrage et dans l’œuvre de ce cinéaste dont elle fut proche.